Article sur Presse-Citron.net : Cette police d’écriture torturée va aider à mémoriser ce que vous lisez

http://sansforgetica.rmit/

La police de caractère Sans Forgetica, créée par Stephen Banham, est disponible sur le site sansforgetica en téléchargement libre.

forgetica

Elle permet en réalité un véritable travail de décryptage qui titille votre mémoire et votre cerveau, permettant de retenir mieux ce que vous lisez… Une d’expérience a été menée avec 400 étudiants australiens a permis de déduire qu’un effort de lecture permet une mémorisation plus forte ! Voici la référence sur le site de l’université RMIT.

Références :

Un article en profondeur, d’Elise Cornille

La source en français sur Presse-Citron.net

Source en anglais, sur CNN

ProLexis : comment respecter l’écriture inclusive

ProLexis, correcteur orthographique et typographique de la langue française, permet à ceux qui l’utilisent un très bon peaufinage de vos textes, d’autant qu’il se pilote directement depuis nos applications de mise en pages comme InDesign ou traitements de texte comme MS Word.
Récemment confronté au problème de l’orthographe inclusive, génériquement appelé langage épicène, j’ai observé que ProLexis ne la tolère pas, du moins dans ses formes les plus courantes, ce que nous verrons.
correction
Vous voyez par contre que le point médian n’est pas relevé comme erreur ! Et que par ailleurs les (s) non plus, alors qu’il pointe une erreur sur la parenthèse du (e) inclusif.
J’ai donc voulu intégrer cette orthographe de plus en plus présente dans ProLexis ; ce logiciel permet en effet une personnalisation très raffinée de sa correction…

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Selus Reboot, une police de caractère scripte – making off

Voici le travail original, soit la réalisation d’un logo en Illustrator, pour une marque de vêtements, Ocean Spring.

OceanSpring

L’idée m’est venue, vu le plaisir que j’avais eu à le réaliser, de continuer le travail et de réaliser une police complète… C’est la deuxième fois que j’utilise mon écriture calligraphique, mais celle-ci est complètement refondue par rapport au vieux caractère « Selus » que j’avais réalisé au pinceau, puis numérisé et traité en FontLab.

selus

Pour ce reboot, le côté plein et délié de la scripte est directement issu de l’usage de la tablette Wacom en Illustrator, au pinceau, en utilisant une forme de pinceau spécifique :
forme de pinceau

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FontLab VI – la mise à jour « ultra bold »

Le célèbre éditeur de polices de caractère connaît une nouvelle version !

Celle-ci est disponible en démo gratuitement à cette adresse.

Une présentation de plus d’une demi-heure en a été faite à l’ATypI 2016 à  Varsovie, par un des gourous de FontLab, Adam Twardoch :

Une aide en ligne est également disponible (tout ça est en anglais, le soft comme l’aide ; la francisation de FontLab 6 mettra du temps, tout comme celle de FontLab 5 en a mis). Le forum du site s’enrichit tout logiquement d’une section FontLab VI. Elle est nourrie tous les jours, parfois avec virulence, mais la plupart du temps de façon intéressante (parfois c’est abominablement technique).

Un nouveau mode d’emploi reprend un processus basique de création de police en démarrant d’Illustrator.

Une série de vidéos sur YouTube explique l’ensemble des nouvelles fonctionnalités.

Et surtout, la section Start Here: selected learning topics est extrêmement intéressante pour ceux qui doivent se faire à la nouvelle version.

Quels sont les points importants, les apports de cette nouvelle version ?

La présentation en anglais sur le site reprend quelques « nouveaux concepts », soit les éléments et les polices variables (proches des multiple masters).

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Bobo : une police de caractère qui fonctionne à l’envers

bobo

Incroyable, Jean-Baptiste Morisot d’Indian Type Foundry, a créé pour Fontshop une police de caractère, le Bobo, qui a comme caractéristique essentielle… de ne pas être lisible ! Il la surnomme la « hipster font » : bobo = bourgeois bohème 🙂

Je traduis le communiqué de Fonshop à son sujet : «son design inhabituel utilise des motifs répétitifs qui produisent des ruptures dans le processus de lecture, forçant le lecteur à diminuer sa vitesse de lecture pour décoder le message».

Ce qui est également intéressant est que plusieurs glyphes sont disponibles :

bobo

Ici on voit dans InDesign, le changement de glyphe au vol qui permettent jusque 4 variables (2 dans la lettre via un set stylistique alternatif plus deux dans les capitales).

Et bien entendu elle est très complète (FontShop oblige) :

tableau

Et en promo jusqu’au 6 – fêtes obligent 🙂

Création de polices avec variations de lettres : une approche pour rejoindre le lettrage manuel

Cet article correspond, comme plusieurs autres, à un travail en cours et est mis à jour assez régulièrement… Je posterai sur les réseaux sociaux les mises à jour.

Un problème récurrent pour les lettreurs en bandes dessinées, ou pour les dessinateurs qui font eux-mêmes leur lettrage de façon numérique avec leur typo, est que ces polices numériques sont… trop régulières, qu’elles manquent de cette variété qui est le propre d’un lettrage manuel.

Ressources :

Au sujet de la différence entre le lettrage par ordinateur et le lettrage manuel, un article chez Comicalités reprend toute la difficulté de rendre naturel ce qui ne l’est pas, avec les problèmes que cela amène… en parlant également de son corollaire, le texte traduit en BD. J’en cite un passage :

Je comprends, désormais, ce qui me semble opaque, illisible, dans le lettrage mécanique de la traduction de L’Art de voler. Quand je lis la version française, c’est-à-dire la version mécanique, j’ai l’impression qu’on a arbitrairement collé sur l’espace de la vignette des portions d’espace exogènes. Le texte flotte, ignorant du dessin qu’il recouvre et encombre. Composé sur écran, plus ou moins habilement adapté au format de l’espace qui va l’accueillir, il ne rencontre certes plus le problème du « retournement » de la page imprimée ancienne : mais, préparé sur un ordinateur, et ensuite mis au format, il n’acquiert nulle part dans cette opération l’épaisseur de l’inscription spatiale, ni l’épreuve de la temporalité du geste qui le trace. La régularité de son module n’est pas le résultat d’un effort de la main : c’est une simple donnée de la composition typographique, qui a disposé les uns après les autres des caractères tous identiques et tous anonymes. Dans la vignette, l’espace que ce texte neutralisé s’apprête à occuper se trouve destitué de sa nature graphique pour être assigné arbitrairement à une identité nouvelle, celle d’une surface « maquettable », d’un « blanc » à occuper, à investir.

Alors pour ceux qui veulent le beurre et l’argent du beurre, soit la rapidité du lettrage numérique et le côté aléatoire d’une écriture manuscrite, voici une étude des différents aspects de cette question, avec des éléments de réponse simples ou complexes, d’après les chemins empruntés.

Elle vient au départ de mon collègue Jean-Paul Aussel qui, lors d’une conversation avec Ségolène Ferté, qui faisait notamment le lettrage de Black Sad, lui expliquait qu’elle numérise les lettrages puis introduit des variations.

Mais comment gérer ces variations ? Une façon simple est de mettre deux dessins différents de la même lettre, l’un dans la capitale, l’autre en bas-de-casse.

Voici ce que donne en FontLab la police de Jean-Paul Aussel avec ses variations simples entre Caps et bdc :

aussel

 

 

 

 

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