Gestion des couleurs – utile même pour les cas désespérés

J’ai chez moi une laser couleur OKI, un copieur C3530, qui n’est vraiment pas fait pour une impression autre que bureautique…

OKI C3530

Je m’en sers pour faire des copies, pour tirer des documents administratifs, des épreuves de mise en pages pour mes clients ; sa qualité pour la couleur est vraiment limite. J’ai heureusement une jet d’encre Epson P50 pour mes tirages photo.

Et voilà que, poussé par le démon du test, j’ai calibré ma laser Oki avec un spectrophotomètre i1 pro, pour voir…

Voilà le célèbre fichier test Altona, imprimé avant calibration :


Après calibration avec i1 Profiler, voilà à quoi on arrive :

Non, je ne vais pas utiliser dorénavant mon imprimante laser en impression d’épreuve ; mais par contre, ce qui est en niveaux de gris (le visage à gauche) est désormais débarrassé de sa nuance mauve (!), mes nuances de gris (l’échelle à droite) sont mieux balancées et le visage de la femme aux cheveux bruns a retrouvé de la couleur ; globalement le tout a maintenant une densité un peu meilleure. Pour une laser en fin de vie, c’est déjà un regain intéressant je trouve !

Et voici l’original converti en jpeg : notez que l’on perd à la conversion ce qui est du domaine de la transparence, de la gestion des canaux alpha (les bandes grise en haut à droite, les 3 boules CMY à droite)…

Altona_Visual_1v2a_x3

Faites appel à mes services pour la calibration de votre imprimante : il y aura également un avant et un après dans votre production d’épreuves…

Création de polices avec variations de lettres : une approche pour rejoindre le lettrage manuel

Un problème récurrent pour les lettreurs en bandes dessinées, ou pour les dessinateurs qui font eux-mêmes leur lettrage de façon numérique avec leur typo, est que ces polices numériques sont… trop régulières, qu’elles manquent de cette variété qui est le propre d’un lettrage manuel.

Alors pour ceux qui veulent le beurre et l’argent du beurre, soit la rapidité du lettrage numérique et le côté aléatoire d’une écriture manuscrite, voici une méthode simple.

Elle vient au départ de mon collègue Jean-Paul Aussel qui, lors d’une conversation avec Ségolène Ferté, qui fait notamment le lettrage de Black Sad , lui expliquait qu’elle numérise les lettrages puis introduit des variations.

Mais comment gérer ces variations ? Une façon simple est de mettre deux dessins différents de la même lettre, l’un dans la capitale, l’autre en bas-de-casse.

Voici ce que donne en FontLab la police de Jean-Paul Aussel avec ses variations simples entre Caps et bdc :

police aussel

Si l’on travaille sur Macintosh, on a même accès directement à 4 variations possibles, la lettre de base, sa majuscule, puis les mêmes avec la touche ALT enfoncée :

clavier mac

que l’on peut atteindre avec les combinaisons suivantes de touches :

touches

Sous Windows cette manipulation est moins pratique puisqu’il faut se souvenir du code correspondant à la lettre (alt-145 pour æ par exemple).

Et pour introduire le côté aléatoire d’une façon automatique dans les redoublements de lettres, on peut imaginer une suite de rechercher-remplacer qui remplace par exemple les séquences mm par Mm, cc par c© ou cC etc  — ce qui peut être facilement compilé en un script en InDesign.

Plus simplement, si votre police comporte des majuscules et des minuscules, un site comme Convertcase va vous permettre de mettre les lettres en alternance en majuscule et en minuscule :

convertcase

Les modes « aLtErNaNt » et « InVeRsE CaSe » permettent des combinaisons déjà utiles pour diversifier rapidement vos lettrages, en attendant de le faire avec un script ou un style imbriqué en InDesign par exemple.

Via InDesign

Il sera possible par exemple avec des styles de caractères, appliqués consécutivement via un style imbriqué ou un style Grep, de donner une apparence de mouvement ou de vie.

Voici, pour comprendre la logique de cela, un exemple de style de caractères imbriqués appliqués consécutivement :

styles imbriqués

Et l’on peut tout logiquement appliquer des styles de caractères déformant légèrement les lettres, par exemple une rotation de 3°, un parangonnage de 0,3 pt, une inclinaison, une déformation de 3% en plus ou en moins… Voici l’effet, la première ligne a ce style imbriqué, la suivante pas.

style mutant

Ressources :

Au sujet de la différence entre le lettrage par ordinateur et le lettrage manuel, un article chez Comicalités reprend toute la difficulté de rendre naturel ce qui ne l’est pas, avec les problèmes que cela amène… en parlant également de son corollaire, le texte traduit en BD. J’en cite un passage :

Je comprends, désormais, ce qui me semble opaque, illisible, dans le lettrage mécanique de la traduction de L’Art de voler. Quand je lis la version française, c’est-à-dire la version mécanique, j’ai l’impression qu’on a arbitrairement collé sur l’espace de la vignette des portions d’espace exogènes. Le texte flotte, ignorant du dessin qu’il recouvre et encombre. Composé sur écran, plus ou moins habilement adapté au format de l’espace qui va l’accueillir, il ne rencontre certes plus le problème du « retournement » de la page imprimée ancienne : mais, préparé sur un ordinateur, et ensuite mis au format, il n’acquiert nulle part dans cette opération l’épaisseur de l’inscription spatiale, ni l’épreuve de la temporalité du geste qui le trace. La régularité de son module n’est pas le résultat d’un effort de la main : c’est une simple donnée de la composition typographique, qui a disposé les uns après les autres des caractères tous identiques et tous anonymes. Dans la vignette, l’espace que ce texte neutralisé s’apprête à occuper se trouve destitué de sa nature graphique pour être assigné arbitrairement à une identité nouvelle, celle d’une surface « maquettable », d’un « blanc » à occuper, à investir.

La mise à l’échelle optique des caractères suivant la force de corps utilisée est une autre façon de compenser le côté mécanique du lettrage.

Découverte de Spyder5STUDIO

À la suite d’une consultance sur la gestion des couleurs chez un cabinet d’architectes bruxellois, j’ai découvert, moi qui ne pratique que le matériel de X-Rite, la solution globale de Datacolor en ce qui concerne la calibration des périphériques.

Je savais déjà, pour avoir lu les articles d’Arnaud Frich, que la Spyder5, ainsi que tout le matériel de Datacolor en général, est d’un très bon niveau, tout en ne coûtant pas un bras comme celui de son challenger X-Rite…

Qu’en est-il de leur ergonomie, comment les comparer ? Je voudrais expliquer cela dans ce bref article.

Je vais commencer par vous proposer des modes d’emploi relativement simplifiés pour l’utilisation de la sonde Spyder5Elite et du spectrophotomètre SpyderPrint, dans la section Cours de mon site.

Ce que j’ai remarqué en calibrant les écrans :

  • Je n’aime pas le fait que le logiciel, sous prétexte que l’éclairage de la pièce est trop élevé (200 candela/m2) propose d’adapter le réglage de la calibration en conséquence à 200 c/m2, cela me semble abusif !
  • Dans les préférences, vous verrez qu’il est possible d’utiliser le processus L-Star ; a priori ne le faites que si votre écran est haut de gamme et rejoint le profil AdobeRGB ; vous risquez, si vous le faites sur un écran de base comme l’iMac, de perdre en finesse de dégradé dans les valeurs sombres, si j’en suis cet avis sur le forum de Luminous ou celui-ci sur le forum de Chassimage.
  • L’affichage étalonné, qui est produit en fin de processus de calibration, est proche de celui de l’iProfiler d’X-Rite, et est intéressant en ce qu’il propose directement de comparer le profil obtenu à celui de l’sRGB ou de l’AdobeRGB. Pratique si vous voulez convaincre un patron de la nécessité de l’achat d’un écran alors que vous n’avez droit qu’a votre iMac ancienne génération qui atteint tout juste l’sRGB. Mais il faudra de toute façon initier votre patron aux profils couleurs…
  • Pour une recalibration périodique (on recommande de recalibrer un écran au moins tous les mois), il existe les fonctions CheckCal et ReCal, qui contribuent à réduire le temps d’analyse pour les calibrages suivants. Vous pouvez conserver les anciennes cibles de calibrage ou demander leur validation en un rien de temps.

Ce que j’ai remarqué en calibrant les imprimantes :

  • La solution SpyderPrint ne vaut pas, au niveau ergonomie, celle de l’iProfiler avec l’i1Pro d’X-Rite. La réglette qui permet de placer et guider le papier dans cette dernière est quand même nettement plus solide et pratique… et ne nécessite pas de coller le papier que vous devez calibrer avec du tape sur votre bureau pour mesurer les carrés de couleur sur le papier. On s’en sort mais on comprend bien pourquoi il y a une telle différence de prix.
  • De même, Arnaud Frich, dans son test, explique bien que la différence de prix et de niveau entre les deux machines vient du fait que la SpyderPrint est un spectrocolorimètre et non un spectrophotomètre comme l’i1Pro. Le résultat est que le profil est différent (je publierai une comparaison dans une révision de mon article), un peu moins étendu, mais quand même largement suffisant pour améliorer sensiblement la qualité de vos impressions !
  • Lorsque l’on lit avec l’i1Pro la ligne de carrés de couleur, il ne signale pas la lecture des carrés, ce que fait le SpyderPrint en faisant des clics successifs; SpyderPrint vous signale quels sont les patchs de couleurs qui n’ont pas été bien lus et vous pouvez facilement les refaire.
  • Par contre le logiciel vous prend par la main, l’orientation plus grand public est sensible ici et évite clairement de se casser la tête.
  • En bref, si vous n’avez pas encore de sonde de calibration d’écran, et si vous désirez, pour votre imprimante couleur, faire différents profils et changer de papier souvent, donc maîtriser vos profils plutôt que de passer par un prestataire de service pour les faire faire, la solution SpyderStudio est un maître-achat.

En cas de souci, il existe un mode d’emploi très complet en français de la solution SpyderStudio.

Encore des références :
http://news.pixelistes.com/test-photo-de-la-redac-etalonnez-votre-imprimante-avec-une-sonde-datacolor-spyderprint/
http://phototechmag.com/printer-calibration-using-the-spyderprint/
https://www.slrlounge.com/spyder5studio-review-getting-images-color-controlled-capture-print/
http://blog.reflex-photo.eu/test-de-la-sonde-datacolor-spyder-5-elite/

Nouvelle formation : les fondamentaux de la gestion de la couleur

Étudiez le flux de la gestion de la couleur, de la numérisation à l’impression

Cette nouvelle formation vient de sortir sur le site de Video2Brain. Plusieurs vidéos sont en libre accès :0)

les-fondamentaux-de-la-gestion-de-la-couleur

Cette formation représente un vade-mecum qui pourra vous accompagner à travers toutes les étapes de la gestion de la couleur, en essayant de répondre au difficile défi d’être à la fois exhaustif (dans l’espace de ces quelques heures de vidéo) et compréhensible.

Comparaison iMac Retina, iMac normal et Adobe RGB
Comparaison iMac Retina, iMac normal et Adobe RGB

 

Partons de quelques questions de base : L’impression de mon document ne correspond pas à ce que je vois à l’écran, pourquoi ? Que faire de ces messages à propos des profils, que je vois en Photoshop ? Peut-on calibrer un appareil photo numérique ou un scanner ? Comment paramétrer les logiciels pour qu’ils rendent au mieux à l’écran et dans l’impression ?
Contenu de la formation vidéo :
  • Explication et mise en œuvre du processus de calibration de l’écran, du scanner, de l’imprimante, de l’appareil photo, de l’iPad, exportation pour le web
  • Choix des profils, réactions face aux images sans profils, optimisation du flux d’images pour l’impression
  • Paramètres à choisir dans les logiciels pour obtenir des résultats similaires dans différents médias, sur internet, sur tablette, pour fichier Acrobat, pour une presse numérique, une imprimante jet d’encre, etc : créer un espéranto qui permette aux différents éléments de la chaîne de communiquer
  • Arriver à une prévisibilité des résultats dans l’impression chez vous ou chez un prestataire: comment communiquer avec le responsable de production, que demander à l’imprimeur pour optimiser l’impression.
  • Pour prendre un exemple, le profil Fogra 39 est activé par défaut dans les logiciels du Creative Cloud; or, il est « correct » mais a un TAC (taux d’encrage) relativement élevé, 330%, ce qui veut dire que souvent les imprimeurs sont obligés de bricoler, descendre leurs densité d’encrage, vu la charge et le risque de maculage. Avec cette formation vous pourriez maîtriser ce genre de choses… et choisir un flux de gestion des couleurs européens et non américain!
  • Comment transmettre vos fichiers à un service d’impression de posters sur plotter, quelles questions relatives à la gestion des couleurs poser lorsque vous voulez vous assurer qu’il respectera vos fichiers ?
  • Comment faire calibrer votre imprimante avec un photospectromètre, à distance, et faire créer un profil que vous pouvez utiliser pour tirer le meilleur de votre imprimante?
  • Comment faire une calibration de votre écran… et s’assurer de sa qualité ?
Quels sont les gains directs que cette formation vous permettra ?
Au niveau de l’impression :
  • question d’économie de papier et d’encre : le litre d’encre pour imprimante jet d’encre coûte 1400€, quand même…
  • gain de temps
  • plus de surprise!
Au niveau de la gestion de fichiers :
  • Optimiser la qualité de l’exportation des images pour le Web
  • Cesser les allers-retours de fichiers entre vous et l’imprimeur
  • laisser vos images en RVB pour pouvoir les réutiliser dans tous les outputs possibles

 

iMac Retina : Photoshop active les couleurs 10 bits à la demande | MacGeneration

 

Les derniers iMac sont capables d’afficher des couleurs encodées sur 10 bits au lieu de 8 bits comme c’était le cas auparavant. À la clé, une meilleure reproduction des couleurs et en particulier une meilleure fluidité dans certains dégradés. Pour en bénéficier, il faut une chaîne 10 bits complète toutefois : de l’image de base à l’écran, en passant par le système et même le logiciel qui affiche l’image.

Source : iMac Retina : Photoshop active les couleurs 10 bits à la demande | MacGeneration

Attention, le fichier ci-dessus n’est pas réellement valide : le fichier « 10 bit test ramp.psd » disponible sur le site ImageScience ne s’affiche pas correctement sur un MacBookPro Retina (censément pas capable d’afficher sur 10 bits) alors que le dégradé fourni par le site Acorn s’affiche correctement !

C’est au niveau des préférences de Photoshop qu’il faut activer l’affichage 30 bits (10 bits par canal), dans les paramètres avancés des performances :

preferences photoshop

PS – Mais cela dépend de la carte graphique, ici mon iMac 27 (2011) qui n’y a pas droit :

Capture d’écran 2015-12-28 à 01.07.36

Suite au prochain épisode 🙂

Mise à jour, 20/01/2016 : un post dans le forum de chassimages à ce sujet

 

Gérer une identité visuelle d’entreprise avec les presets de Lightroom

Créer une identité visuelle, un visual branding ou une mise en harmonie des visuels d’une entreprise peut être un processus relativement long, répétitif ou difficile. Nous allons voir ensemble comment Lightroom peut nous aider dans ce processus…

Observons les deux visuels ci-dessous ; on devine bien que plusieurs opérations ont été appliquées à ces images ; elles ont subi un virage de couleurs, on leur a appliqué un effet de vignettage, également un léger flou en périphérie du visage (ce qui tend à rendre le sujet plus présent) ; j’imite en réalité ici des effets qui sont repris dans le visual branding d’un organisme belge qui montre fréquemment des personnes, des visages, des situations familiales…

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Et donc, comment faire en Lightroom ? C’est la magie des paramètres prédéfinis de développement ou presets qui va jouer pour nous. Petit rappel, les presets sont à la base des petits fichiers texte (xml) qui sont présents dans Lightroom, que l’on peut télécharger sur de très nombreux sites, et qui sont comme des actions ou des scripts qui peuvent s’appliquer à des images en LR. De très (trop) nombreux sites en proposent, gratuits ou payants. Pour vous donner un exemple, Julieanne Kost propose des presets basiques sur son site :

presets

Ils servent donc à créer des virages de couleur (toning, split toning), réaliser des vignettages, supprimer des couleurs sélectives etc.

Ce qui m’intéresse bien plus que ce rappel, c’est de vous montrer qu’il est possible de combiner des presets existants, de les personnaliser et de les modifier à loisir, avec une souplesse assez étonnante…

Pour notre exemple de branding, nous allons commencer par appliquer un preset tiré de la formation Using Presets in Lightroom de Jan Kabili sur Lynda.com, qui s’appelle BW Tint-Vintage Paper et dont voici les réglages :

Tint-Vintage paper

Comme vous pouvez l’observer, la conversion en noir et blanc est suivie d’un virage partiel ocre dans les hautes lumières.

C’est ensuite un preset de vignettage de Julieanne Kost qui est appliqué, Darken CP -40A 100F (lien ci-dessus).

Un filtre radial manuel de mon cru est ensuite appliqué ; vous me direz, là on perd l’automatisme ! En réalité, un préset de filtre radial peut tout à fait être sauvegardé : simplement, on ne peut l’appliquer à l’aveugle à n’importe quel sujet, il convient de le centrer sur le visage :

filtre radial

Quant aux réglages, il y a une diminution de l’exposition (–1 à peu près), de la clarté (–67) et diminution totale de la netteté (–100). Vous voyez bien avec l’incrustation du masque rouge la façon dont ce filtre radial est appliquée.

Voici comment sauvegarder ce type de réglage de filtre radial, il faut ouvrir le menu déroulant en regard du mot Effet :

preset filtre

Il me reste à vous expliquer comment combiner cet ensemble de presets.

Les presets de développement, donc BW Tint-Vintage Paper et Darken CP -40A 100F, ainsi que le preset de filtre radial peuvent se combiner en un seul preset : quand vous avez appliqué l’ensemble des modifications que vous désirez à votre photo de base, il faut aller dans le module Développement > Paramètres prédéfinis > cliquer sur le +, ce qui crée un nouveau preset :

preset

Comme vous le voyez, j’ai décoché ce qui n’a pas de rapport avec le traitement effectué tout en laissant la version du processus et les corrections de l’objectif.

Pour une autre photo, je n’ai qu’à appliquer le preset que je viens de créer, puis appliquer le filtre radial en le plaçant comme il faut :

2ephoto

Donc en deux clics et un réglage j’ai adapté une photo à une identité visuelle complexe !

PS. Cerise sur le gâteau : si vous désirez mettre à jour un preset après l’avoir modifié (ils ne sont là qu’à titre d’exemple bien entendu) voici la marche à suivre…

MAJ preset

Appliquez un preset ; modifiez un ou plusieurs des paramètres ; faites un clic droit de la souris sur le paramètre en question, pour faire apparaître le menu contextuel ci-dessus, pour pouvoir mettre à jour le preset avec les paramètres modifiés. Le tour est joué !

How to Ink a Comic Character in Adobe Illustrator – Tuts+ Design & Illustration Tutorial

Source : How to Ink a Comic Character in Adobe Illustrator – Tuts+ Design & Illustration Tutorial

Sara Berntsson
© Sara Berntsson – Tuts+

Cet excellent didacticiel combine l’utilisation de brosses artistiques personnalisées pour le trait avec toutes les utilisations possibles des formes répétées (feuilles du collier, anneaux de fourrure des jambes, taches de rousseur, ligne du pantalon et du crâne)

Recherche d’image : Photothèques libres de droit en ligne versus Google images

Je voudrais opposer ces sites sur lesquels on peut trouver via des catégories et/ou un moteur de recherche des images libres de droit, strictement gratuites (ou majoritairement) et de qualité à une recherche de base sur Google images, qui ramène des images récupérées sur des sites, triées via les mots-clés adjacents à l’image. Je ne parlerai pas ici de sites payants (comme 500px ou Gettymages).

Parlons du problème de la résolution : Les images que vous trouverez sur Internet sont en résolution écran (72 dpi), ça va sans dire; mais leur dimension en pixel peut permettre l’impression à un certain stade.
Si vous désirez imprimer vos travaux sans «voir» les pixels, vous devez travailler avec des images à 150 dpi minimum (pour une imprimante courante) et donc trouver des images ayant au minimum 600 pixels de large = 10 cm imprimables après redimensionnement en Photoshop. Prenons l’exemple d’un A4 : 1200 pixels de large = 20 cm imprimables après redimensionnement en Photoshop. Mais si je désire imprimer en offset je dois doubler la dimension…

Une recherche via dimension en pixels est possible dans Google images :

google images

 

Après avoir sélectionné un mot clé, il suffit de cliquer sur « Outils de recherche » puis prendre les « grandes » images (à partir de 1000 px de large…).

De même, Google permet de sélectionner les images d’après leurs droits d’usage pour ne sélectionner que les libres de droit (voir Creative Commons etc). Flickr également…

Donc la solution y est ?  Mais si je désire imprimer en haute définition ces mêmes images, si je mène un travail de graphiste et non de curieux, que dois-je faire, puis-je me contenter de cela? Et surtout, troisième problème après la résolution et les droits, sur Google image nous trouvons le tout venant des sites internet, non des images de qualité sélectionnées, prises par un photographe pro ou semi professionnel.

Donc quelles sont les solutions pour pallier ces trois manques ?

Travailler avec de vraies photothèques en ligne – dont les ancêtres qui nous proposaient des PhotoCD il y a une dizaine d’années ont été Photodisc, PhotoAlto, Corbis, etc. Le gratuit a fait un tri dans tout cela, comme toujours, et il ne nous appartient pas de juger cette évolution…

Un tour d’horizon – quelle est l’offre ?

Le monde des sites de photothèques gratuites et libres de droit est assez pléthorique (essayez toujours de les recenser, c’est un travail de Sisyphe), très mouvant (par exemple, le site Pixel Perfect Digital a disparu et je découvre de nouveaux sites assez souvent), et très inégal (des sites sans moteur de recherche avec 2000 photos coexistent avec des monstres comme Freeimages qui en contient presque 400 000, ou 123rf avec 44 000 000 photos).

Une liste assez riche (incomplète bien entendu!) se trouve sur mon site à cette adresse. J’y recense les sites, avec des commentaires brefs à leur sujet.

Voici les différents types de sites que l’on peut trouver :

  • Certains, comme Deathtothestockphoto proposent tous les mois de vous envoyer des photos sélectionnées ;
  • D’autres se spécialisent dans des domaines précis, comme Photolive, qui publie des photos prises en Belgique ou Creativity103 qui propose des photos abstraites pour designers en recherche…
  • Elles peuvent être un rassemblement des photos de monsieur tout le monde comme c’est le cas de Flickr ; la recherche sur les commentaires ou les appréciations permettra alors le choix; bien sûr, le plus souvent, il y a un choix éditorial de la part du site.
  • Ils peuvent être totalement gratuits ou semi-commerciaux (Freeimages), c-à-d. proposer une partie de photos gratuites, et si vous ne trouvez pas votre bonheur, vous renvoyer à une partie commerciale plus riche éventuellement ; ou encore, travailler avec un système de crédit vous permettant un téléchargement en fonction de vos besoins.
  • Des solutions permettant l’achat pour 1$ d’une photo se rapprochent du gratuit, en faisant prévaloir la qualité de l’image ;
  • Par contre, la récente solutions d’Adobe (stock.adobe.com), à 10€ la photo ou 30€ l’abonnement, est bien loin du gratuit.

Pour quelques assises théoriques, voici l’article de wikipedia à ce sujet…

Et un long article essentiellement centré sur le copyright, en anglais : The Ultimate Student Guide to Images