Recherche d’image : Photothèques libres de droit en ligne versus Google images

Je voudrais opposer ces sites sur lesquels on peut trouver via des catégories et/ou un moteur de recherche des images libres de droit, strictement gratuites (ou majoritairement) et de qualité à une recherche de base sur Google images, qui ramène des images récupérées sur des sites, triées via les mots-clés adjacents à l’image. Je ne parlerai pas ici de sites payants (comme 500px ou Gettymages).

Parlons du problème de la résolution : Les images que vous trouverez sur Internet sont en résolution écran (72 dpi), ça va sans dire; mais leur dimension en pixel peut permettre l’impression à un certain stade.
Si vous désirez imprimer vos travaux sans «voir» les pixels, vous devez travailler avec des images à 150 dpi minimum (pour une imprimante courante) et donc trouver des images ayant au minimum 600 pixels de large = 10 cm imprimables après redimensionnement en Photoshop. Prenons l’exemple d’un A4 : 1200 pixels de large = 20 cm imprimables après redimensionnement en Photoshop. Mais si je désire imprimer en offset je dois doubler la dimension…

Une recherche via dimension en pixels est possible dans Google images :

google images

 

Après avoir sélectionné un mot clé, il suffit de cliquer sur « Outils de recherche » puis prendre les « grandes » images (à partir de 1000 px de large…).

De même, Google permet de sélectionner les images d’après leurs droits d’usage pour ne sélectionner que les libres de droit (voir Creative Commons etc). Flickr également…

Donc la solution y est ?  Mais si je désire imprimer en haute définition ces mêmes images, si je mène un travail de graphiste et non de curieux, que dois-je faire, puis-je me contenter de cela? Et surtout, troisième problème après la résolution et les droits, sur Google image nous trouvons le tout venant des sites internet, non des images de qualité sélectionnées, prises par un photographe pro ou semi professionnel.

Donc quelles sont les solutions pour pallier ces trois manques ?

Travailler avec de vraies photothèques en ligne – dont les ancêtres qui nous proposaient des PhotoCD il y a une dizaine d’années ont été Photodisc, PhotoAlto, Corbis, etc. Le gratuit a fait un tri dans tout cela, comme toujours, et il ne nous appartient pas de juger cette évolution…

Un tour d’horizon – quelle est l’offre ?

Le monde des sites de photothèques gratuites et libres de droit est assez pléthorique (essayez toujours de les recenser, c’est un travail de Sisyphe), très mouvant (par exemple, le site Pixel Perfect Digital a disparu et je découvre de nouveaux sites assez souvent), et très inégal (des sites sans moteur de recherche avec 2000 photos coexistent avec des monstres comme Freeimages qui en contient presque 400 000, ou 123rf avec 44 000 000 photos).

Une liste assez riche (incomplète bien entendu!) se trouve sur mon site à cette adresse. J’y recense les sites, avec des commentaires brefs à leur sujet.

Voici les différents types de sites que l’on peut trouver :

  • Certains, comme Deathtothestockphoto proposent tous les mois de vous envoyer des photos sélectionnées ;
  • D’autres se spécialisent dans des domaines précis, comme Photolive, qui publie des photos prises en Belgique ou Creativity103 qui propose des photos abstraites pour designers en recherche…
  • Elles peuvent être un rassemblement des photos de monsieur tout le monde comme c’est le cas de Flickr ; la recherche sur les commentaires ou les appréciations permettra alors le choix; bien sûr, le plus souvent, il y a un choix éditorial de la part du site.
  • Ils peuvent être totalement gratuits ou semi-commerciaux (Freeimages), c-à-d. proposer une partie de photos gratuites, et si vous ne trouvez pas votre bonheur, vous renvoyer à une partie commerciale plus riche éventuellement ; ou encore, travailler avec un système de crédit vous permettant un téléchargement en fonction de vos besoins.
  • Des solutions permettant l’achat pour 1$ d’une photo se rapprochent du gratuit, en faisant prévaloir la qualité de l’image ;
  • Par contre, la récente solutions d’Adobe (stock.adobe.com), à 10€ la photo ou 30€ l’abonnement, est bien loin du gratuit.

Pour quelques assises théoriques, voici l’article de wikipedia à ce sujet…

Et un long article essentiellement centré sur le copyright, en anglais : The Ultimate Student Guide to Images

Correction de l’objectif : Les profils de lentille en Lightroom pour appareils Olympus

Ma compagne a un splendide Olympus Stylus 1 ; en récupérant ses photos, je me suis rendu compte que Lightroom ne proposait pas de profil de correction pour ce modèle – or puisque ce bridge a un zoom 28/300, il est logique de s’attendre à une déformation en barillet importante ; donc comment faire pour compenser cela?

Chez Adobe, il y  a deux outils à votre disposition, l’Adobe Lens Profile downloader qui permet de télécharger des profils non encore incorporés dans votre version de Lightroom ; mais en lançant ce petit programme on se rend compte que les profils n’existent pas pour les appareils Olympus Stylus 1 :

Capture d’écran 2015-08-24 à 09.52.07

Il y a également l’Adobe Lens Profile Creator – qui permet de créer les profils manquants. Mais lorsque l’on lit les articles qui y sont consacrés on se rend compte que le processus est long et complexe…

Puis, en continuant les recherches, on découvre avec surprise qu’en fait, au contraire de la plupart des autres appareils photos / objectifs, comme mon Nikon 7000 et son Nikkor 16/85, les profils ne sont pas activables au sein de Lightroom, comme ce profil l’est ici :

calibration

 

Mais qu’ils sont en réalité intégrés dans les données EXIF des photos ! C’est ce forum sur le site Luminous landscape qui en parle, et l’on retrouve cela également sur Lightroomforums.net.

Ce qui est étrange pour moi, c’est pourquoi Adobe ne l’explique-t-il pas et pourquoi le bouton qui permet d’activer le profil n’est-il pas décoché dans le cas d’une photo provenant du Stylus… Ce qui serait logique.

À savoir, cette intégration automatique du profil de lentille est activée pour tous les appareils «Micro 4/3», donc les Panasonic Lumix par exemple, et les Olympus style brige…

À savoir également, la version 6 de Lightroom annonce l’intégration du profil au bout de quelques instants lorsque l’on rentre dans la fenêtre de correction de l’objectif :

correction objectif 6

Pourquoi il faut demander à votre prestataire d’impression s’il imprime avec un profil sRVB…

Récemment je me suis décidé à imprimer un beau poster, un photomontage de plein de photos que j’avais prises, sur de la toile, pour l’offrir à un ami pour son anniversaire.

Je suis parti en chasse d’un labo photo pour imprimer cela ; les spécifications demandées étaient de transmettre l’image en jpeg RVB, à 300 dpi.

Ok, j’envoie le fichier, je vais chercher mon tirage… Déception, mon image, très riche en verts, en oranges et en jaunes (il s’agissait de photos des fruits et des arbres de son jardin) est pâlichonne et nettement moins dense par rapport à mon écran et à mes photos (je travaille en RAW au cas où la question se pose :-).

poster Piazzano3

En fait… j’ai été bête : j’aurais dû m’en douter et ne rien envoyer à cette adresse, mais rechercher un autre prestataire !

Je vais vous montrer pourquoi. Les fichiers jpeg RVB, par défaut, fonctionnent avec un profil colorimétrique sRGB (celui des écrans, celui du web, pour aller vite). J’en ai eu la confirmation ensuite, ce prestataire travaille avec du sRGB. Voici une comparaison entre ce fameux sRGB et le spectre visible, vous voyez qu’il est terriblement lacunaire :

 

CIExy1931_srgb_gamut

Il se trouve que les imprimantes haut de gamme, en fait, travaillent sur base de fichiers avec un profil Adobe RGB 1998 (standard  intégré au logiciel Photoshop, profil RVB par défaut lorsque l’on travaille en prépresse). Le voici pour comparer :

CIExy1931_AdobeRGB

Comme vous le voyez, la base bleue et rouge du triangle est en fait bien la même – MAIS le vert monte incroyablement plus haut. Voici une comparaison en 3D (c’est fête !) :

comparaison sRGB - AdobeRGB

Le filaire, c’est l’AdobeRGB, l’opaque le sRGB. Y’a pas photo !

Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai été si déçu de mon impression en sRGB : toutes mes magnifiques nuances de vert ont disparu complètement dans le tirage…

Mon stage sur la gestion des couleurs analyse bien entendu ce problème… À ce propos, savez-vous si votre navigateur affiche correctement les images de cet article, surtout celle des fleurs (dans laquelle un profil sRGB a été incorporé)? Ce site vous permettra de le savoir…