Gérer une identité visuelle d’entreprise avec les presets de Lightroom

Créer une identité visuelle, un visual branding ou une mise en harmonie des visuels d’une entreprise peut être un processus relativement long, répétitif ou difficile. Nous allons voir ensemble comment Lightroom peut nous aider dans ce processus…

Observons les deux visuels ci-dessous ; on devine bien que plusieurs opérations ont été appliquées à ces images ; elles ont subi un virage de couleurs, on leur a appliqué un effet de vignettage, également un léger flou en périphérie du visage (ce qui tend à rendre le sujet plus présent) ; j’imite en réalité ici des effets qui sont repris dans le visual branding d’un organisme belge qui montre fréquemment des personnes, des visages, des situations familiales…

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Et donc, comment faire en Lightroom ? C’est la magie des paramètres prédéfinis de développement ou presets qui va jouer pour nous. Petit rappel, les presets sont à la base des petits fichiers texte (xml) qui sont présents dans Lightroom, que l’on peut télécharger sur de très nombreux sites, et qui sont comme des actions ou des scripts qui peuvent s’appliquer à des images en LR. De très (trop) nombreux sites en proposent, gratuits ou payants. Pour vous donner un exemple, Julieanne Kost propose des presets basiques sur son site :

presets

Ils servent donc à créer des virages de couleur (toning, split toning), réaliser des vignettages, supprimer des couleurs sélectives etc.

Ce qui m’intéresse bien plus que ce rappel, c’est de vous montrer qu’il est possible de combiner des presets existants, de les personnaliser et de les modifier à loisir, avec une souplesse assez étonnante…

Pour notre exemple de branding, nous allons commencer par appliquer un preset tiré de la formation Using Presets in Lightroom de Jan Kabili sur Lynda.com, qui s’appelle BW Tint-Vintage Paper et dont voici les réglages :

Tint-Vintage paper

Comme vous pouvez l’observer, la conversion en noir et blanc est suivie d’un virage partiel ocre dans les hautes lumières.

C’est ensuite un preset de vignettage de Julieanne Kost qui est appliqué, Darken CP -40A 100F (lien ci-dessus).

Un filtre radial manuel de mon cru est ensuite appliqué ; vous me direz, là on perd l’automatisme ! En réalité, un préset de filtre radial peut tout à fait être sauvegardé : simplement, on ne peut l’appliquer à l’aveugle à n’importe quel sujet, il convient de le centrer sur le visage :

filtre radial

Quant aux réglages, il y a une diminution de l’exposition (–1 à peu près), de la clarté (–67) et diminution totale de la netteté (–100). Vous voyez bien avec l’incrustation du masque rouge la façon dont ce filtre radial est appliquée.

Voici comment sauvegarder ce type de réglage de filtre radial, il faut ouvrir le menu déroulant en regard du mot Effet :

preset filtre

Il me reste à vous expliquer comment combiner cet ensemble de presets.

Les presets de développement, donc BW Tint-Vintage Paper et Darken CP -40A 100F, ainsi que le preset de filtre radial peuvent se combiner en un seul preset : quand vous avez appliqué l’ensemble des modifications que vous désirez à votre photo de base, il faut aller dans le module Développement > Paramètres prédéfinis > cliquer sur le +, ce qui crée un nouveau preset :

preset

Comme vous le voyez, j’ai décoché ce qui n’a pas de rapport avec le traitement effectué tout en laissant la version du processus et les corrections de l’objectif.

Pour une autre photo, je n’ai qu’à appliquer le preset que je viens de créer, puis appliquer le filtre radial en le plaçant comme il faut :

2ephoto

Donc en deux clics et un réglage j’ai adapté une photo à une identité visuelle complexe !

PS. Cerise sur le gâteau : si vous désirez mettre à jour un preset après l’avoir modifié (ils ne sont là qu’à titre d’exemple bien entendu) voici la marche à suivre…

MAJ preset

Appliquez un preset ; modifiez un ou plusieurs des paramètres ; faites un clic droit de la souris sur le paramètre en question, pour faire apparaître le menu contextuel ci-dessus, pour pouvoir mettre à jour le preset avec les paramètres modifiés. Le tour est joué !

Correction de l’objectif : Les profils de lentille en Lightroom pour appareils Olympus

Ma compagne a un splendide Olympus Stylus 1 ; en récupérant ses photos, je me suis rendu compte que Lightroom ne proposait pas de profil de correction pour ce modèle – or puisque ce bridge a un zoom 28/300, il est logique de s’attendre à une déformation en barillet importante ; donc comment faire pour compenser cela?

Chez Adobe, il y  a deux outils à votre disposition, l’Adobe Lens Profile downloader qui permet de télécharger des profils non encore incorporés dans votre version de Lightroom ; mais en lançant ce petit programme on se rend compte que les profils n’existent pas pour les appareils Olympus Stylus 1 :

Capture d’écran 2015-08-24 à 09.52.07

Il y a également l’Adobe Lens Profile Creator – qui permet de créer les profils manquants. Mais lorsque l’on lit les articles qui y sont consacrés on se rend compte que le processus est long et complexe…

Puis, en continuant les recherches, on découvre avec surprise qu’en fait, au contraire de la plupart des autres appareils photos / objectifs, comme mon Nikon 7000 et son Nikkor 16/85, les profils ne sont pas activables au sein de Lightroom, comme ce profil l’est ici :

calibration

 

Mais qu’ils sont en réalité intégrés dans les données EXIF des photos ! C’est ce forum sur le site Luminous landscape qui en parle, et l’on retrouve cela également sur Lightroomforums.net.

Ce qui est étrange pour moi, c’est pourquoi Adobe ne l’explique-t-il pas et pourquoi le bouton qui permet d’activer le profil n’est-il pas décoché dans le cas d’une photo provenant du Stylus… Ce qui serait logique.

À savoir, cette intégration automatique du profil de lentille est activée pour tous les appareils «Micro 4/3», donc les Panasonic Lumix par exemple, et les Olympus style brige…

À savoir également, la version 6 de Lightroom annonce l’intégration du profil au bout de quelques instants lorsque l’on rentre dans la fenêtre de correction de l’objectif :

correction objectif 6

Stage d’Adobe Lightroom à l’Ihecs Academy – nouvelles dates : 26-27 septembre 2015

Lightroom 6

L’école de communication Ihecs à Bruxelles organise un stage de deux jours sur Adobe Lightroom. Votre serviteur en est l’intervenant.

Cette formation s’adresse un peu plus spécifiquement aux métiers de la communication; elle comprend trois axes :

  • Créer et/ou optimiser une base de données de photos numériques (classement, métadonnées, organisation mais aussi impression, galeries Web, portfolio numérique) ;
  • Être autonome dans le traitement des images et leur optimisation ; par exemple, corriger les photos sur et sous-exposées ou présentant une dominante, traiter globalement des images présentant un même problème, effectuer des corrections locales ;
  • Gérer le travail en studio avec Lightroom (gestion et traitement global d’un shooting etc.), interaction avec Lightroom mobile sur tablette numérique.

Tous les renseignements pratiques sont sur le site de l’Ihecs-Academy.

Lightroom 6 – pourquoi certaines de vos façons de travailler vont changer

Lightroom 6

 

Le lien de base chez Adobe

Cette mise à jour répond à des manques certains de Lightroom. Ainsi, mes stages de Lightroom avaient toujours une partie qui dérivait vers Photoshop. Par exemple, les panoramas, les fichiers HDR et les retouches se faisaient en Photoshop.

Avec cette mise à jour, deux de ces trois éléments sont intégrés à Lightroom ! Certaines personnes pensent qu’il ne s’agit que d’une mise à jour mineure… en réalité non, ne fût-ce que par ce que je viens de signaler ci-dessus.

Quelles sont les éléments à retenir de cette mise à jour?

Peut-être une première chose : contrairement à Acrobat DC, Lightroom ne désinstalle pas votre version précédente, et met à jour votre catalogue (Lightroom 5 Catalog.lrcat par défaut) en… Lightroom Catalog.lrcat. Pourquoi abandonner la notion de version, je ne sais pas, je trouve cela peu pratique.

Reconnaissance faciale

Lightroom introduit une fonction de reconnaissance faciale qui travaille de pair avec les mots-clés, et qui permet une indexation de vos photos, avec un système d’auto-apprentissage.

Est-ce que Lightroom « fait son iPhoto » ? En fait non; ceci va plus loin à cause de l’intégration aux mots-clé. Bon, attention – à certains moments cette reconnaissance délire un peu. Mais c’est un excellent début.

Lightroom s’émancipe de Photoshop avec les deux fonctions de Photomerge en Lightroom :

– panoramas directement réalisables en Lightroom, en Raw

Ce qui est intéressant également, c’est la vitesse à laquelle Lightroom donne une prévisualisation du panorama, avant de lancer le calcul de la création du panorama.

panorama

La retouche des composantes des photos de panoramas se fait en une fois après avoir créé le panorama, et reste en raw avec tout ce que cela permet!

– photomerge HDR en Lightroom, directement et en raw : à nouveau, on créé le HDR puis on retouche – sans se soucier de devoir travailler en 32/16 bits puisqu’on reste en raw !

Introduction du masque dans les filtres de retouche locale (filtre gradué et le filtre radial)

Lightroom rejoint les fonctions de masque de fusion de Photoshop avec le filtre gradué et le filtre radial, qui comprennent maintenant une fonction masque ; celle-ci permet d’isoler une portion de l’image modifiée par le dégradé (ou par l’ovale) du filtre en la masquant.

Ci-dessous la zone en rose est la zone touchée par mon filtre radial – donc le ciel est éclairci, mais pas les arbres que j’ai « effacés » de mon filtre. Je n’ai qu’à activer le pinceau, enfoncer la touche ALT et enlever l’application du filtre sur les zones en question au pinceau.

 

pinceau de masque du filtre gradué

 

Accélération matérielle de Lightroom

Dans le module développement seulement, Lightroom permet d’utiliser la carte graphique de l’ordinateur pour accélérer le traitement. Vérifiez les préférences de Lightroom 6 : Préférences > Performances.

Lightroom devient, grâce à ce transfert de processus, 4 à 5 X plus rapide dans certaines fonctions qui utilisent la carte graphique. Photoetmac, dans son article sur Lightroom 6, explique bien comment vérifier la compatibilité de votre carte graphique avec cela; mais cette accélération nécessite, il faut le dire, Mac OSX 10.9 ou Windows 7.

Module Web : nouvelles galeries

Introduction de nouvelles galeries en HTML 5, mobile compatible! disparition des galeries en flash.

Gag : on peut maintenant corriger les yeux d’animaux éclairés au flash (ils ont les yeux verts sous flash), c’est à côté des yeux rouges… Cf. Gilles Théophile sur V2B

Mes références :

Supprimer vos duplicatas d’image en Lightroom – un plugin et d’autres solutions

Confronté récemment à ce problème, je suis parti en chasse d’une solution.

Lightroom fanatic explique par exemple bien comment ne pas importer de duplicatas lors de l’importation ; mais mes duplicatas étaient bien présents depuis longtemps, eux…

Mais ensuite il a réalisé un article sur un plugin qui chasse le duplicata au sein de votre bibliothèque d’images.

Du coup j’ai été acheter le plugin Duplicate Finder sur Lightroomplugins pour 8£ (plus une donation optionnelle aux victimes des mines anti-personnel) et je l’ai installé.

Son mode d’emploi complet se trouve sur Youtube, (même s’il est livré avec un fichier PDF) :

Vous recevez un fichier zip qui doit s’installer via le gestionnaire de modules externes de Lightroom (menu fichier). Il vous faudra redémarrer Lightroom.

Son mode de fonctionnement est à noter, il fonctionne en effet sur une recherche dans les données EXIF des images (j’ai fait une vidéo sur youtube au sujet des métadonnées si vous voulez en connaître plus).

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il y a deux champs qui sont d’emblée actifs, la date et l’ISO des photos. C’est donc le « time stamp » qui compte… mais par contre le nom peut être désactivé parmi les critères, ce qui est très bien.

L’interface est simple (menu Bibliothèque > Module externe – Extras :

menu find duplicates

On peut donc cocher différents critères et travailler avec toutes les photos du catalogue ou seulement les photos sélectionnées dans un dossier ou une collection.

Le résultat est qu’il met les photos suspectées d’être des duplicatas dans une collection dynamique :

collection dynamique

Et vous pouvez dès lors vérifier son travail. Il met donc l’«original» et la «copie» dans la même collection, côte à côte. Mais attention, le « time stamp » est exact… à la seconde près ! donc voici, parmi les résultats, des photos prises à la même heure, même seconde :

Capture d’écran 2015-02-17 à 12.53.59

Dont on voit bien (cliquer pour agrandir) qu’elles ne sont pas identiques. Soit, en tout cas cela fonctionne bien malgré ce problème lié à la nature des données EXIF.

Mais je me suis retrouvé avec un autre problème, des images faites avec un appareil analogique, importées une première fois en 2006 et une seconde fois en 2013, par erreur :

zinneke parade 2006

eh bien, comme la date de création est liée à l’importation pour les images numérisées (sans données EXIF), le seule solution était d’afficher les images par nom, en mode grille :

affichage par nom

et de… les supprimer manuellement !

Jusqu’à ce qu’ils mettent à jour le plugin pour qu’il permette de ne pas prendre le critère de la date. J’ai posé la question au support ; ils projettent de le rendre optionnel 🙂  Je posterai une note dès que c’est fait !

Adobe vient de sortir Lightroom mobile pour plateforme Android

Voici le lien vers l’annonce aujourd’hui (15/01) sur le Lightroom Journal

Après l’installation via Google Play, vous pourrez vous connecter avec votre identifiant Adobe, et visualiser et modifier vos photos via vos collections partagées (la condition, pour rappel, est d’avoir créé des aperçus dynamiques lors de l’importation dans Lightroom) ou encore, et cela m’intéresse plus encore, optimiser vos photos prises avec votre Smartphone.

On a alors accès à toute la galerie de réglages (Température, Tonalités, Présence…) plus au recadrage de la photo.

A rappeler, la pression à deux doigts active les marqueurs (les drapeaux). La pression à 3 doigts permet de comparer avant et après une modification  de réglage.

Sinon il est possible, d’après vos configurations, de partager une photo après réglages dans Lightroom, dans Dropbox, Google Drive, et bien sûr de l’envoyer par courriel ou Twitter.

PS. On se demande quand Lightroom mobile sera disponible pour les tablettes tournant sous Android – ce qui n’est pas encore le cas malgré la sortie d’aujourd’hui. Il existe néanmoins une astuce non officielle qui permet de faire tourner LR Mobile sur tablette, elle est renseignée sur le blog de Gilles Théophile.

Stage de perfectionnement à Lightroom dimanche 22 février 2015

pixabay UnsplashSoyez maître de votre outil, quittez l’approximation dans l’usage du logiciel, apprenez à tirer le maximum de vos photos…

Le stage s’adresse à des amateurs, des passionnés ou à des professionnels de la photo ayant une connaissance de base de Lightroom – ou ayant suivi le stage précédent, et désirant maîtriser cet outil.

Le développement des photos sera l’axe de base du cours.

Un ensemble de photos présentant des problématiques diverses sera traité : dominantes, sur et sous-exposition, traitement du contraste, photos avec « bruit », traitements globaux d’une même série.

Nous créerons des préréglages (« presets » : profil de l’objectif, calibration de l’appareil, netteté, traitement de photos au flash…)

Nous analyserons le cadrage et ses règles, qui permettent d’optimiser et de rendre plus fortes et parlantes vos photos.
Une imprimante de marque Epson, calibrée pour son papier photo, sera disponible pour effectuer quelques tirages de vos meilleures photos.

Renseignements pratiques :
Adresse du cours : AID, Rue Belotte 7, 1490 Court-Saint-Etienne (rendez-vous devant le grand bâtiment du CEFA au fond de la rue)

Prix : 75€. Possibilité de covoiturage depuis Bruxelles.

Cours de 9h30 à 16h30, pause sur place à midi.

Pour toute demande de renseignement complémentaire : envoyez-moi un mail

Inscription au stage

Un excellent truc de Scott Kelby : point blanc et noir automatiques en Lightroom

Dans le module développement de Lightroom, il existe une possibilité de contraster automatiquement une image plate et sans contraste :

photo

Un coup d’œil suffit à voir que l’image en question est sur-exposée, tout est décalé à droite. Notez que bien entendu, le contraire pourrait advenir…

son l’histogramme se présente comme ceci :

histogramme

 

 

 

En résumé donc, le point blanc et/ou le point noir n’est (ne sont) pas paramétré(s).

Pour rendre son contraste à cette image, la méthode traditionnelle est d’enfoncer la touche ALT ou option pour avoir l’image tout à fait vidée et de ramener le curseur noir vers la gauche jusqu’à ce que l’on voie les premiers pixels apparaître :

point noir

 

Excellente méthode – mais manuelle ! A reporter pour le point blanc bien entendu. Pour plus d’info sur cela, suivez mon aide-mémoire de Lightroom (sur ce blog)

Le truc de Scott Kelby est simplissime : il suffit d’enfoncer la touche majuscule et de double-cliquer sur le mot « Noirs » ou sur le mot « Blancs » dans la fenêtre des tonalités pour voir Lightroom fixer les points blancs et noirs automatiquement à la valeur ad hoc !

point noir 2

 

Voici l’article original :

Having Lightroom Auto-Set Your White & Black Points – Lightroom Killer Tips.