Selus Reboot, une police de caractère scripte – making off

Voici le travail original, soit la réalisation d’un logo en Illustrator, pour une marque de vêtements, Ocean Spring.

OceanSpring

L’idée m’est venue, vu le plaisir que j’avais eu à le réaliser, de continuer le travail et de réaliser une police complète… C’est la deuxième fois que j’utilise mon écriture calligraphique, mais celle-ci est complètement refondue par rapport au vieux caractère « Selus » que j’avais réalisé au pinceau, puis numérisé et traité en FontLab.

selus

Pour ce reboot, le côté plein et délié de la scripte est directement issu de l’usage de la tablette Wacom en Illustrator, au pinceau, en utilisant une forme de pinceau spécifique :
forme de pinceau

La tablette est utilisée de préférence au pinceau, tout simplement parce que chaque lettre a été dessinée et annulée entre 20 et 50 fois pour obtenir un tracé à la fois vivant et intéressant, dynamique et corrigé par la fonction arrondi de la plume d’Illustrator :

arrondi

En Illustrator, les repères en bleu me permettent d’être plus ou moins régulier :

illustrator base

Vu la récente sortie de FontLab 6, j’ai commencé déjà avec la version bêta (cf. mon test), en naviguant à travers quelques bogues; certaines fonctions comme les tunni lines m’ont bien servi à corriger les tracés.

J’ai par contre utilisé FontLab 5 pour le crénage, vu l’habitude que j’ai de cette opération dans cette version, sachant que tout a été modifié dans la version suivante…

Voici un aperçu :

preview

Lexiques anglais-français des logiciels d’Adobe Creative Cloud

Pour Photoshop, video2brain a créé ce lexique, au format PDF : Photoshop-CS4-outils-et-commandes-Anglais-Français

Le site Teknigraf reprend deux lexiques fort complets, celui d’InDesign et celui d’Illustrator

Pour Flash, ce pdf en ligne est repris sur l’Office québécois de la langue française.

Xavier Munch a fait un lexique au format pdf en ligne pour After Effects.

 

N’hésitez pas, si vous trouvez d’autres sources, à m’en faire part !

 

 

La capture d’écran animée, un excellent outil d’eLearning – LICEcap

Ayant l’habitude de créer des didacticiels expliquant l’utilisation des logiciels graphiques, je suis la plupart du temps partagé entre un didacticiel « lourd » créé avec Captivate ou Camtasia, donc une séquence vidéo de démonstration avec un scénario, un post-traitement etc (qui aboutit à une vidéo sur YouTube ou à une formation sur une plateforme d’auto-apprentissage) et un didacticiel plus « léger », PDF ou fichier HTML élaboré avec ScreenSteps, ou son rejeton Clarify, qui fait se succéder des captures d’écran montrant par le menu (c’est le cas de le dire) un processus précis.

Mais dans un cas, je suis parti pour un enregistrement (ce qui présuppose d’être dans un environnement calme et dans de bonnes conditions sonores, ce qui n’est pas le cas en général dans les écoles où je travaille) avec scénario etc ; par contre, je serai assuré au niveau pédagogique d’être complet et efficace, surtout si je fais une simulation avec Captivate.

Dans l’autre cas, le processus de capture successives d’écran, s’il est facilité par les 2 logiciels en question (possible également en Captivate, ce n’est pas la question) est moins lourd à réaliser mais pénible à suivre… parce qu’il est comme une découpe artificielle de la réalité, comme dans les livres sur les logiciels qui mettent plusieurs pages à expliquer une séquence de vingt secondes !

L’utilisation d’un logiciel simple et convivial, qui permette l’enregistrement de séquences qui ne soient pas des fichiers vidéos lourds devant être hébergés sur une plate-forme dédiée à la YouTube, remplit donc un espace vide entre ces deux modes de didacticiels.

J’ai donc été frappé par les possibilités de LICEcap, un outil gratuit qui créé des fichiers gif animés, qui me permet de créer un didacticiel vivant et complet, puisqu’en une petite séquence de quelques secondes je peux montrer une fonction complexe – sans devoir créer une vidéo ! Et ces fichiers gif animés sont des médias très légers, moins d’un mégabyte en général, qui sont directement insérables dans un blog WordPress comme celui-ci comme un vulgaire jpeg 🙂

Il existe une pléthore de logiciels ou de solutions en ligne comme recordit qui permettent de faire des captures vidéo – mais aucun avec cette simplicité et dans ce format tellement léger !

Un exemple de cela est visible dans un de mes derniers articles de mon blog, qui parle de la dernière version de FontLab.

ou ici directement :

test clarify

Acrobat ne gère pas les gif animés malheureusement (comme il en est discuté dans ce forum) mais je peux donc faire des ePub depuis InDesign ou des articles de blog en WP avec ce super outil…

Ou bien entendu convertir mes gifs animés en MP4 avec le convertisseur en ligne de gif-2-mp4 et réimporter la vidéo dans le fichier Acrobat.

FontLab VI – la mise à jour « ultra bold »

Le célèbre éditeur de polices de caractère connaît une nouvelle version !

Celle-ci est disponible en démo gratuitement à cette adresse.

Une présentation de plus d’une demi-heure en a été faite à l’ATypI 2016 à  Varsovie, par un des gourous de FontLab, Adam Twardoch :

Une aide en ligne est également disponible (tout ça est en anglais, le soft comme l’aide ; la francisation de FontLab 6 mettra du temps, tout comme celle de FontLab 5 en a mis). Le forum du site s’enrichit tout logiquement d’une section FontLab VI. Elle est nourrie tous les jours, parfois avec virulence, mais la plupart du temps de façon intéressante (parfois c’est abominablement technique).

Un nouveau mode d’emploi reprend un processus basique de création de police en démarrant d’Illustrator.

Et surtout, une série de vidéos sur YouTube explique l’ensemble des nouvelles fonctionnalités !

Quels sont les points importants, les apports de cette nouvelle version ?

La présentation en anglais sur le site reprend quelques « nouveaux concepts », soit les éléments et les polices variables (proches des multiple masters).

Sketchboard

Vous pouvez directement placer votre scan ou votre fichier illustrator ou votre numérisation en jpeg (via la commande fichier > importer); vous pouvez travailler, créer les vecteurs de vos numérisations ou encore lancer la reconnaissance des lettres qui permettra ensuite de placer le lot en tant que « forme nommée » (lettre donc) directement dans la partie habituelle de FontLab, ci-dessous à droite, la FONT MAP dans laquelle se trouve la grille des caractères de votre police. Ce que j’apprécie dans cette méthode c’est que l’habituel passage d’Illustrator pour copier la lettre, à FontLab pour l’y coller, est révolu ! D’autant que voir tout à la fois est bien pour la cohérence.

place named shapes

Du coup lorsque j’ai dessiné une lettre, je la place dans la police comme ceci :

place element as glyph

Ce que vous constatez c’est que la lettre sera collée en suivant un modèle : lettre avec ascendante (b), descendante (q), capitale etc.

Rapid tool

C’est le nom d’un nouvel outil qui est l’alternative à l’outil plume. En effet, il est un petit peu plus intuitif et permet rapidement de créer des tracés vectoriels. On clique pour avoir un point d’ancrage angulaire et on double-clique pour un point d’ancrage courbe. La courbe se dessine au fur et à mesure en fonction des points d’ancrage.
Pour l’instant j’essaie de l’employer de préférence à la plume, en me disant que du coup je peux me passer complètement d’Illustrator si je ne sais pas vectoriser un lettrage, que j’ai par exemple tracé au crayon grossier, comme dans cette démo :

rapid tool

Tunni lines

Dans le dessin vectoriel, si vous modifiez une courbe à priori vous travaillez sur les tangentes des points d’ancrages, pour modifier le dessin de la courbe. Les tunni lines sont physiquement les liens entre deux tangentes, et je trouve que c’est un réel plus par rapport à l’édition des tracés.

tunni line

Il est également possible de modifier toutes les tunni lines à la fois (menu Contour > Edit Tunni Lines)

Mesure de l’épaisseur

épaisseur

Vous voyez dans cette démo que je puis observer la différence d’épaisseur de mon délié par la mesure en temps réel de l’épaisseur du glyphe.

Nouveau format de fichier

On passe de .vfb à .vfc ; et FontLab Studio 5 ne sait pas ouvrir les fichiers de la nouvelle version. Ce passage (tellement fréquent chez les éditeurs de logiciels) témoigne d’une mise à jour majeure…

nouvelle icone de fichier
La nouvelle icone de FontLab.

 

Smart Corners

Au même titre qu’Illustrator a ajouté depuis la version 2015 la possibilité de modifier les coins des tracés en les transformant en courbes, il est maintenant possible d’éditer tous les coins de la lettre à la fois, comme ci-dessous, ou séparément :

smart corners

Brush

À nouveau un peu à la manière d’Illustrator mais de façon originale, un autre outil permet de donner une épaisseur et un angle globaux à un trait :

brush

 

Encore une petite amélioration, il est possible de demander un « hint » vertical ou horizontal:

vertical-hintqui va avoir pour effet de vous montrer que vous arrivez, avec votre tracé, à quelque chose de vertical ou d’horizontal :

vertical

 

 

FontAudit

Cette fonction qui permet  de vérifier la façon dont vos lettres sont construites est devenue bien plus riche et complexe, voici toutes les corrections proposées sur une malheureuse lettre tracée à la tablette (donc même pas vectorisée depuis une numérisation, je n’ose pas imaginer le résultat) :

FontAuditEt donc il est possible de les suivre une par une en cliquant sur le sparadrap, qui répare les problèmes, parfois en faisant pire que bien, donc je ne vous conseille pas le « fix all » si prometteur…

Bugs

À noter, la copie depuis illustrator d’un glyphe, dans la version précédente, se passait bien à condition d’activer une préférence de FontLab ou de TypeTool ; jusqu’à présent, aucune des préférences ne permet un coller à dimensions correctes, soit de la ligne de base à l’ascendante par exemple :

préférences

Une façon de contourner cela sera d’agrandir très fortement les lettres avant de les copier en FontLab. Il faut prendre garde à décocher, dans le menu Contour > Preview Rounding. Dans le cas contraire les agrandir pourrait causer des altérations du dessin des vecteurs. (Cf. ce post sur le forum de Fontlab, pour les développements ultérieurs de ce bug).

L’importation directe de fichier Illustrator est possible, à la condition d’enregistrer au format Illustrator 3 (pas CS3, 3!). Il est possible d’importer dans le sketchboard toutes les lettres à la fois dans le but de copier une par une ou de dessiner une par une les lettres ensuite. Voici les formats acceptés :

import

NB – cet article est un « work in progress » est est complété au fur et à mesure de mes recherches. Les commentaires sont bienvenus !

De bons articles sur le lettrage en bandes dessinées

Cet article présente de nombreux exemples, du classique (Jacques Martin) au moins classique (Charlie Schlingo) – à lire ! Le lettrage en bande dessinée

Un bon article sur la création de lettrages pour la bd sur le blog les coinceurs de bulles 

Un article de Vincent Rousseau qui a réalisé le lettrage de la traduction française de la genèse de Crumb. Vincent Rousseau a utilisé les styles imbriqués d’InDesign pour réaliser des variations aléatoires des lettres, permettant ainsi une variation dans le lettrage : Dans l’ombre de Crumb

Pour aller dans le sens inverse mais aussi ouvrir le débat, un article de fond magnifique à propos du lettrage : Une Apologie subjective du lettrage manuel

Un bon article de  David Turgeon qui parle notamment de la correspondance des lettrages dans les traductions en BD : Le Dessin dans l’écriture

Interview de Marie Aumont, réalisatrice du lettrage de Blake et Mortimer,  sur le blog de Blake & Mortimer

Une vidéo sur YouTube, Comic Book Lettering & Production, qui montre Sean Glumace, lettreur professionnel de Comic Books

Le panorama (photomerge) en Photoshop et Lightroom : comparaison des deux programmes

La fonction Fusion de photo par panorama ou HDR est apparue récemment en Lightroom, tient-elle la route?

Naïvement je pensais qu’elle devait être au même niveau de qualité. En fait non 🙁

Voyons en Lightroom. J’ai pris 2 photos d’une cuisine, en 16mm. Je sélectionne les deux photos dans le mode bibliothèque, puis la commande est disponible :

export LRIl est extrêmement important d’appliquer le profil de l’objectif afin de corriger la déformation naturelle de l’image induite par le type d’objectif :

correction objectif

Un air de déjà vu :

reglages

L’option Perspective est le seul choix pour une photo prise avec un appareil photo normal.

Et l’option déformation des bords permet de compenser… la déformation des bords :`

deformation

Voilà le résultat, pas très concluant, voyez notamment au niveau des fenêtres comme nous avons réellement un problème rédhibitoire…

pano LR

Dans la fenêtre Transformation j’ai essayé plusieurs solutions, « Avec repères » me semble la meilleure :

transformationMais de sérieuses déformations subsistent.

Voyons maintenant en Photoshop :

import PSD

Je vais également appliquer une correction de la déformation de l’objectif, dans l’import Camera Raw :

CR

Le résultat avec les options par défaut. Les problèmes de perspectives sont nettement moins présents. La déformation au niveau du battant gauche de la fenêtre est légère.

pano psdEt le filtre grand-angle adaptatif me rend service pour finaliser le tout, je tire des lignes avec l’outil contrainte et je les fixe comme horizontales ou verticales

grand angle

En y passant exactement le même temps, j’obtiens donc un résultat nettement meilleur…

Bien entendu, ces logiciels ne sont pas dédiés au panoramique ! Ce sont des filtres, mais il est clair que si vous voulez réellement obtenir de bons résultats un logiciel dédié sera un maître-achat. En voici une présentation sur un article du site guide-photo-panoramique.

Calibrage écran et charte à la prise de vue | Masterclass avec Hervé Petit sur AdobeFrance

Une excellente vidéo sur la gestion des couleurs : Frank Payen invite Hervé Petit d’X-rite France.

Au programme :

Le calibrage écran avec une sonde X-Rite : Pourquoi on commence toujours par l’écran ? Les écrans sont réglés par les fabricants, alors pourquoi les calibrer ? Quelques conseils et astuces. Ce que ça apporte concrètement. Comment les logiciels Adobe tirent parti du profil créé ?

Profil de prise de vue avec la charte Color Checker Passport : Intégrer une charte Color Checker dès la prise de vue. Exposition, position par rapport au sujet. Quelques exemples d’utilisation. Comment utiliser le logiciel fourni avec la charte ? Qu’est-ce qu’un profil de prise de vue ?